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Venue en france quelques années après, elle traversa d'abord paris si vite qu'elle n'eut que le temps de recevoir quelques érudits célèbres, et d'être haranguée dans son palais, par patru, au nom de l'etc. mais, à son second voyage, en quequequeque, elle voulut à son tour visiter l'etc, et la surprendre au milieu d'une séance ordinaire: elle arriva presque sans appareil dans la salle, où le chancelier seguier, averti le matin, avait fait placer quelques ornements à la hâte, en n'oubliant, par malheur, que le portrait de la princesse. il y eut d'abord quelque difficulté pour savoir si l'etc serait assise ou debout devant elle. mais quelqu'un se souvint que, dans les assemblées de gens de lettres et de beaux esprits qui se tenaient du temps de charles ix, et où ce prince alla plusieurs fois, tout le monde était assis et couvert devant le roi. on s'assit donc, et après quelques compliments, comme chapelain était absent, l'abbé cotin lut des vers qui furent trouvés fort beaux. c'était une traduction de deux passages de lucrèce contre la providence, et sur la formation du monde par les atomes; puis vinrent quelques sonnets, deux ou trois madrigaux, récités par de boisrobert, et une traduction élégante des vers de catulle, amemus, mea lesbia, que lut pellisson, et qui plut fort à la reine.
Deux éditions suivirent d'assez près, dans le dix-huitième siècle, l'édition de quequequeque, avec peu de changements, il est vrai, tant cette dernière édition, sans rien innover quant aux principes, avait amélioré et complété l'oeuvre des premiers académiciens, soit par l'addition de beaucoup de mots nouveaux et de locutions nouvelles, soit par un plus grand nombre d'exemples mieux choisis et mieux appropriés aux nuances d'idée qu'il s'agissait de faire sentir, soit enfin par des définitions plus exactes et plus claires. déjà aussi dans la préface de cette édition de quequequeque, commencent à poindre les premiers signes d'un esprit nouveau. le style en est plus spirituel, plus dégagé. adressée au roi louis xv, encore enfant, la dédicace, gracieuse et touchante dans sa forme, ne respire qu'amour de la paix et que sentiments d'humanité; on croirait y entendre comme un écho affaibli de la voix de fénelon dans le télémaque, ou de massillon dans le petit carême.
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